Vous avez dit ''obésité''.....
Tout le monde sait, parle, s’alarme, s’émeut de la part croissante de l’obésité dans nos sociétés d’abondance alimentaire. Voici un court extrait du Livre Vert de la Commission des Communautés Européennes, du 8 décembre 2005. Il illustre à lui seul le défi auquel nous devons mais surtout devrons faire face à l’avenir. Une réelle et ambitieuse politique de santé et de promotion de l’activité physique doit voir le jour. Aujourd’hui, des sacrifices sur les dépenses de santé nous sont demandés, les termes et expressions de ''productivité'', de ‘’travailler plus’’ sont utilisés, mais des améliorations sont déjà envisageables en s’attaquant réellement à l’obésité, nous sommes tous concernés :
‘’Outre les souffrances humaines qu’elle génère, l’incidence croissante de l’obésité a des répercussions économiques particulièrement importantes. D’après les estimations, l’obésité motive, dans l’Union européenne, jusqu’à 7 % des dépenses de santé publique – un chiffre qui continuera d’augmenter vu la tendance croissante à l’obésité. Bien qu’on ne dispose pas de données détaillées pour tous les États membres de l’UE, les études réalisées mettent en évidence l’important coût économique de l’obésité: dans un rapport rédigé en 2001, le National Audit Office britannique a estimé que sur le seul territoire anglais, l’obésité était responsable de 18 millions de jours d’absence pour cause de maladie et de 30 000 décès prématurés, ce qui correspond à des dépenses directes de soins de santé d’au moins 500 millions de livres sterling par an. Le coût plus large pour l’économie, comprenant une baisse de productivité et des pertes de production, a été estimé à 2 milliards de livres sterling par an. Dans un rapport publié en 2004 sur l’incidence de l’activité physique et son lien avec la santé, le Chief Medical Officer britannique a estimé le coût de l’inactivité physique à 8,2 milliards de livres sterling par an (y compris les dépenses de soins de santé et le coût plus large pour l’économie, tel que les jours de travail non prestés). En Irlande, le coût direct du traitement de l’obésité a été estimé à quelque 70 millions d’euros en 2002. Aux États-Unis, les CDC (Centers for Disease Control and Prevention) ont évalué les dépenses de soins de santé liées à l’obésité à 75 milliards de dollars. Au niveau individuel, des études ont estimé qu’aux États-Unis, les dépenses médicales annuelles d’un adulte moyen obèse dépassaient de 37 % celles d’une personne moyenne de poids normal. Ces coûts directs ne prennent pas en compte la baisse de productivité due aux incapacités et à la mortalité prématurée.’’
Par Loic Arbez