Pour ou contre...l'utilisation de l'électrostimulation''
□ ‘’Pour ou contre…l’électrostimulation pour progresser en force’’ :
POUR : ‘’Je suis cycliste et skieur de fond. L’électrostimulation, je la pratique depuis quelques années, mes progrès sont incontestables dans mes deux pratiques, je sens que j’ai ‘’choppé’’ de la force dans les jambes, de l’explosivité, et en plus, ça me permet de m’entraîner quand la météo est mauvaise.’’
CONTRE : ‘’Pratiquer l’électrostimulation : ah non, plus jamais ça ! J’ai essayé ce ‘’truc’’, c’est de la torture : pendant la séance, les douleurs sont insupportables, le lendemain, je me suis réveillé avec de grosses courbatures. Résultat, le dimanche, sur ma compétition de vélo, j’étais ‘’collé’’, plus de ‘’jus’’. En plus, rester assis et voir ses muscles se contracter, pour moi, ce n’est pas concevable et je trouve même que c’est à la limite du dopage. Donc, l’électrostimulation, plus pour moi.’’
NOTRE AVIS : Revenons aux différents arguments avancés :
- L’électrostimulation n’est pas considérée comme du dopage. Il s’agit d’une méthode tout à fait légale, non interdite par l’Agence Mondiale Anti-dopage (AMA), donc sans souci éthique. L’électrostimulation ne présente en effet pas plus de risque pour la santé qu’une séance de musculation classique. Si danger il y a, c’est son utilisateur qui en est la cause et non l’électrostimulation en tant que tel.
- L’avantage de l’électrostimulation est de pouvoir s’entraîner lorsque les conditions météorologiques sont trop mauvaises. Bien-entendu, pratiquer sous la pluie ou la neige fait partie du lot quotidien de l’entraînement.
- Après les premières séances, l’électrostimulation engendre indiscutablement de fortes courbatures. Mais elles ne sont ni plus ni moins présentes qu’une séance de musculation classique. Les courbatures ne sont pas dangereuses : elles apparaissent lorsque la contrainte est nouvelle (méthode et/ou intensité). Par conséquent, évidemment, il est nécessaire de ne pas débuter l’électrostimulation avant des compétitions importantes. Cette recommandation vaut d’ailleurs pour tout changement dans l’entraînement, le matériel, et l’alimentation…!
- Attendre chaque nouvelle contraction musculaire peut en effet repousser certains sportifs. C’est assez désagréable, une fatigue psychologique peut même apparaître ; le sportif ne contrôle pas la contraction, il l’a subit. Mais après une période d’adaptation, l’électrostimulation est largement supportable. Etre sous une barre fortement chargée, et a fortiori seul, n’est pas moins stressant…
- L’électrostimulation permet sans aucun doute de progresser : ni plus ni moins qu’un cycle de musculation traditionnel mais de manière parallèle et complémentaire. Le recrutement des fibres musculaires semble en effet ne pas répondre aux mêmes lois physiologiques qu’une contraction volontaire. L’électrostimulation apporte donc de la nouveauté, une contrainte nouvelle, l’organisme n’est pas familiarisé, il progresse.
- L’électrostimulation présente l’avantage de protéger les articulations et le dos des trop fortes sollicitations rencontrées lors des séances de musculation classique. L’exemple le plus significatif est l’exercice du squat : nombreux sont les sportifs qui l’utilisent mais dans une position incorrecte ; des problèmes récurrents de dos apparaissent souvent après. L’électrostimulation permet d’éviter d’aggraver ses fragilités tout en progressant.
Au final, nous sommes POUR L’ELECTROSTIMULATION, qui constitue une méthode parallèle et différente des autres méthodes de musculation.
Par Loïc Arbez
Optimum Training System