''Pour ou contre...l'utilisation des anti-inflammatoires non-stéroidiens avant une compétition''

Publié le par Optimum training system

□ ‘’Pour ou contre…l’utilisation des anti-inflammatoires non-stéroïdiens avant une compétition’’ :

 
POUR : ‘’Moi, j’ai une méthode assez simple pour diminuer la douleur engendrée par l’effort : je prends deux comprimés d’aspirine avant ma course. Ben ouais, si ça bloque la douleur pour les blessures, ça doit bien bloquer la douleur provoquée par l’effort !’’

 

CONTRE : ‘’Perso, je ne prends jamais ce genre de médicaments : d’une part, car justement c’est un médicament ; je considère que son utilisation ne doit pas être banalisée et en plus, je pense que cette intention de diminuer la douleur relève d’une pratique dopante.’’

 

NOTRE AVIS : Eh oui, nombreux sont les sportifs qui ont l’habitude d’ingérer un ou plusieurs comprimés d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) avant le départ de leur compétition ! L’objectif de la démarche est de réduire la douleur de l’effort.

Les AINS sont des médicaments analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires. Ils réduisent donc la douleur, la fièvre et l'inflammation en inhibant la production de la cyclo-oxygénase, protéine aboutissant à la formation de substances telles les thromboxanes et les prostaglandines. Pourquoi ‘’non-stéroïdiens’’ ? Ils sont ainsi qualifiés pour les différencier des glucocorticoïdes, substances anti-inflammatoires mais classées parmi les hormones stéroïdiennes (dérivées du cholestérol). Les AINS les plus connus sont l'aspirine et l'ibuprofène.

L’utilisation des AINS, parce qu’ils ne sont pas stéroïdiens, ne relève pas du dopage. Ils ne sont pas inscrits sur la liste des substances interdites ou soumises à autorisation. Toutefois, la démarche fait effectivement et clairement penser à du dopage. Mais pas sur la liste = autorisée !

Les AINS sont des médicaments, la possibilité de se les procurer sans ordonnance en pharmacie ne doit pas néanmoins banaliser leur utilisation : ils possèdent des effets secondaires, parmi lesquels des réactions cutanées, hépatiques, respiratoires et…gastro-intestinales. Pour ces dernières, la prise régulière d’AINS agresse, directement ou indirectement, la paroi de l’estomac et de l’intestin. Cette agression locale provoque :

- des gastrites, c’est-à-dire une inflammation de la muqueuse de l’estomac, responsable de remontées acides, de reflux gastro-œsophagien…

- des troubles intestinaux, le Leaky Gut Syndrome, c’est-à-dire le syndrome de l’intestin perméable. Une muqueuse intestinale irritée est poreuse ; elle ne joue plus son rôle de barrière et de filtre et ne peut donc empêcher la pénétration d’agents pathogènes dans l’organisme.

Ces troubles gastriques et intestinaux sont connus de nombreux sportifs, notamment d’endurance, qui en sont régulièrement victimes. Leurs effets sont très désagréables (…!).

Alors clairement, nous sommes CONTRE ET ARCHI-CONTRE L’UTILISATION DES ANTI-INFLAMMATOIRES NON-STEROIDIENS AVANT UNE COMPETITION !!! Leur ingestion régulière et en routine conduit sans aucun doute à des effets négatifs pour la santé des sportifs et donc à leur performance.


Par Loïc Arbez

Optimum Training System

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